Amélie, Anvers et contre tous…

La bêêêêêlle Amélie, 27 ans, vient de rem­porter son pre­mier tournoi de la sai­son à Anvers, comme le souligne le beau jeu de mot tout pour­ri qui me sert de titre cette semaine.

Con­tre tous, puisque bat­tre à domi­cile une Kim Cli­jsters en tournée d’adieu et face à un pub­lic belge qui avait la frite, ce n’était pas une mince affaire ce dimanche. Le 6/​4 – 7/​6 du score final nous indique un match accroché et ani­mé où les nerfs ont dû être solides pour pren­dre l’ascendant et un troisième suc­cès d’affilée.

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Bon, et main­tenant qu’est ce qu’on fait ? Va-t-on faire comme tous les ans et croire en un éventuel exploit sur la terre battue de la Porte d’Auteuil ? On aimerait bien, nous, qu’elle gagne et pour tout dire nous n’attendons que ça, mais procé­dons par étape.

Il faudrait d’abord songer à pass­er la pre­mière semaine du tournoi, Amélie !

Tous les ans, la presse sportive allume le “pétard Amélie” (his­toire de ven­dre du papi­er ou de l’espace pub aux change­ments de côté) et tous les ans la mèche est humide… C’est inévitable­ment le même cou­plet du pre­mier tour qui com­mence par : “Oui­i­ii Nel­son, j’ai fait un bon match, je suis très heureuse, j’avais de bonnes sen­sa­tions, j’ai très bien joué, le pub­lic était super”…

Puis, le non moins célèbre refrain ne se fait jamais atten­dre, au plus tard, le dimanche qui suit : “J’comprend pas Nel­son, je me suis crispée à la fin du pre­mier set, ma cuisse me fai­sait mal et en face mon adver­saire a fait un très bon match mal­gré sa 329e place au classe­ment et ses 17 ans et demi”.

Je t’en prie Amélie, arrête le karaoké et reviens en deux­ième semaine. Tu joues mieux de la raque­tte que du micro.

Illus­tra­tion : Nico


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