Chartres et Lucé se dépeuplent grâce à la gestion clientéliste de leurs édiles…

Le voilà, le vrai bilan des man­da­tures gorgi­en­ne et mor­lan­desque. Dans sa vérité crue : entre 1999 et 2006, la pre­mière et la troisième ville du départe­ment ont vu le nom­bre de leurs habi­tants dimin­uer : — 0,15 % pour Chartres, — 2,16% pour Lucé ! Un véri­ta­ble désaveu de la poli­tique clien­téliste qui y est menée, alors que l’ensemble du départe­ment voit, lui, sa pop­u­la­tion augmenter.

C’est en effet ce qu’on peut lire dans La République du Cen­tre aujourd’hui. Entre deux recense­ment, l’Eure-et-Loir est passé de 407000 à 419000 habi­tants. Une aug­men­ta­tion due en grande par­tie aux 44% “d’accourus” provenant d’Ile-de-France, n’en déplaise aux Man­darines et autres agrumes du Modem… Le départe­ment est “d’autant plus sen­si­ble aux échanges migra­toires avec les autres que ceux-ci se font en majorité avec la région parisi­enne”, pré­cise le jour­nal. Mal­heureuse­ment la région Cen­tre n’attire pas les jeunes et c’est encore plus vrai en Eure-et-Loir, où le déficit en infra­struc­tures étu­di­antes et en for­ma­tions pro­fes­sion­nelles est cri­ant. Ain­si, “les plus jeunes, en moyenne à 29 ans, ont ten­dance à quit­ter le Cen­tre, pour faire des études ou trou­ver du travail.”

Les effets de la spécu­la­tion immo­bil­ière ont leur part dans cette aug­men­ta­tion de la pop­u­la­tion euréli­enne, les nou­veaux arrivants fuyant des régions où se loger est devenu plus que prob­lé­ma­tique pour des ménages aux revenus pour­tant con­séquents, impos­si­ble pour les revenus mod­estes. Alors que Chartres voit sa pop­u­la­tion régress­er de 40.402 à 40.007 habi­tants, “dans la ban­lieue char­traine, Lucé perd 2,16 % d’habitants, soit près de 2.500 per­son­nes, la pop­u­la­tion de Châteaudun baisse aus­si de 14.556 à 13.927 (-0,68 %). En revanche la ville de Dreux, après une baisse sen­si­ble entre 1990 et 1999, stagne à 32.000 habitants.”

La hausse de pop­u­la­tion prof­ite donc essen­tielle­ment aux petites com­munes, lesquelles sont bien aidées par le rythme soutenu des nais­sances (5.632 en Eure-et-Loir). Mais ce côté posi­tif a aus­si son revers. Ain­si, “Bar­jou­ville est passé de 1.392 à 1.612 habi­tants” et doit s’attendre, selon le jour­nal, “à d’épineux prob­lèmes d’équipements, sco­laires, de ser­vice publics”…


Extraits : La République du Centre

Auteur : Lafontanelle

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