Citoyens sans frontières…

Moi aus­si j’aimerais leur dire, vous êtes ici chez vous parce que nous sommes tous frères, ceux que la mis­ère a poussé loin de chez eux.

Mais la poli­tique fait moins rêver que la musique, et j’ai beau me sen­tir citoyen du monde, moitié Européen, moitié Africain, un peu de France et beau­coup d’ailleurs, je ne suis pas très fier de con­stater qu’aujourd’hui, en France juste­ment, on n’aime plus les étrangers.

Navré d’entendre un jeune Guinéen “sans papiers” me dire que s’il a échoué ici, c’est que la France, c’est le pays des droits de l’homme, et de devoir lui répon­dre, hon­teux et comme pour m’excuser : oui, mais de l’homme blanc !

Dédi­cacé à Bal­la et Yous­souf…


Auteur : Lafontanelle

Hylotrupes bajulus les soirs de pleine lune...

1 réflexion sur « Citoyens sans frontières… »

  1. Ouvrez les Fron­tières, Tiken Jah Fakoly, L’Africain (2007)

    Ouvrez les fron­tières, ouvrez les fron­tières ( x 2 )

    Vous venez chaque année
    L’été comme l’hiver
    Et nous on vous reçoit
    Tou­jours les bras ouverts
    Vous êtes ici chez vous
    Après tout peu importe
    On veut par­tir alors ouvrez nous la porte

    Ouvrez les fron­tières, ouvrez les fron­tières ( x 2 )

    Du Détroit de Gibral­tar
    Nous sommes des mil­liers
    A vouloir comme vous
    venir sans ren­dez-vous
    Nous voulons voy­ager
    Et aus­si tra­vailler
    Mais nous on vous a pas refusé le visa

    Ouvrez les fron­tières, ouvrez les fron­tières ( x 2 )

    Nous aus­si on veut con­naître la chance d’étudier
    La chance de voir nos rêves se réalis­er
    Avoir un beau méti­er
    Pou­voir voy­ager
    Con­naître ce que vous appelez « lib­erté »
    On veut que nos familles ne man­quent plus de rien
    On veut avoir cette vie où l’on mange à sa faim
    On veut quit­ter cette mis­ère quo­ti­di­enne pour de bon
    On veut par­tir d’ici car nous sommes tous en train de péter les plombs

    Ouvrez les fron­tières, ouvrez les fron­tières ( x 2 )
    Lais­sez nous pass­er

    Y a plus une goutte d’eau
    Pour rem­plir notre seau
    Ni même une goutte de pluie
    Tout au fond du puits
    Quand le ven­tre est vide
    Sur le chemin de l’école
    Un beau jour il décide
    De pren­dre son envol, nan nan nan nan …

    Ouvrez les fron­tières, ouvrez les fron­tières ( x 2 )
    Lais­sez nous pass­er

    Ouvrez la porte
    Ici on étouffe
    On est plein à vouloir du rêve occi­den­tal
    Ouvrez la porte
    Ici la jeunesse s’essouffle
    Ne vois tu pas que pour nous c’est vital

    Ouvrez les fron­tières, ouvrez les fron­tières ( x 2 )
    Lais­sez nous pass­er

    Vous avez pris nos plages
    Et leur sable doré
    Mis l’animal en cage
    Abat­tu nos forêts
    Qu’est-ce qu’il nous reste
    Quand on a les mains vides
    On se pré­pare au voy­age
    Et on se jette dans le vide

    Ouvrez les fron­tières, ouvrez les fron­tières ( x 2 )
    Lais­sez nous pass­er