Cyber@ction (191) : Pour la préservation de l’agriculture d’Europe

La com­mis­sion européenne va avoir à stat­uer sur trois colzas géné­tique­ment mod­i­fiés. Une autori­sa­tion pour ces plantes géné­tique­ment mod­i­fiées serait cat­a­strophique.

Le colza a de toutes petites graines qui se dis­sémi­nent partout (voir le cas du Japon, qui a du colza géné­tique­ment mod­i­fié alors que la cul­ture est inter­dite chez eux). La dor­mance de ces graines est d’une dizaine d’années et le colza croise avec des plantes sauvages (ravenelle par exem­ple). Le colza se com­porte aus­si comme une adven­tice et le fait d’être tolérant au Round Up lui con­fère évidem­ment un avan­tage incon­testable en bord de route et autres.

Même la com­mis­sion du génie bio­molécu­laire (CGB) s’est opposée à de telles autori­sa­tions ! Il y a donc urgence !

Des actions vont être pro­posées par les asso­ci­a­tions unies, mais d’ores et déjà, il est impératif de dif­fuser la péti­tion européenne. Avec 20000 sig­na­tures, nous pou­vons deman­der un débat au par­lement européen, et peser lour­de­ment sur la déci­sion de la com­mis­sion. L’enjeu est de taille !

Frédéric Jacque­mart (GIET), Alain Uguen (Cyber@cteurs), François Veillerette (MDRGF).

Mon­sieur le Prési­dent de la Com­mis­sion Européenne,

L’agriculture européenne est à un tour­nant de son his­toire : soit elle s’engage dans l’utilisation des cul­tures et éle­vages géné­tique­ment mod­i­fiés, se met­tant ain­si à la traîne (et à la mer­ci) de l’Amérique du nord et de la Chine prin­ci­pale­ment, sans être capa­ble de con­cur­rencer ces puis­sances, ou bien, tout au con­traire, elle affirme sa dif­férence, s’appuyant sur son savoir-faire agronomique.

L’Europe dis­pose actuelle­ment encore d’un atout majeur dans le secteur agri­cole : pou­voir pro­duire des ali­ments sans OGM, ce qui n’est déjà plus le cas pour nos prin­ci­paux con­cur­rents, alors même que cette demande grandit de la part de con­som­ma­teurs, y com­pris améri­cains, de plus en plus inqui­ets des effets négat­ifs sur la san­té et l’environnement qui com­men­cent à être con­nus et pub­liés.

Nous deman­dons à notre gou­verne­ment et aux instances européennes :

  • - de préserv­er une Europe sans OGM, sachant qu’une déci­sion inverse ne serait pas réversible en pra­tique ;
  • - de dévelop­per la recherche agronomique dans le sens d’une agri­cul­ture durable et de qual­ité (réduc­tion des pes­ti­cides, économie d’eau, etc.) pour pou­voir pleine­ment répon­dre à la demande du monde mod­erne.

Ceci implique notam­ment, dans l’immédiat, de ne pas con­stituer de fonds de garantie où les pol­lués seraient les payeurs et d’exiger des nou­veaux pays entrant dans l’Europe Unie d’éradiquer préal­able­ment leurs cul­tures OGM (déci­sions qui doivent être pris­es en 2006).

Faites sign­er et DIFFUSEZ à tous vos con­tacts la cyber@ction, et aus­si à vos con­tacts européens fran­coph­o­nes, anglais et espag­nols.

Les textes des péti­tions sont sur http://giet-info.org

Cette cyber@ction peut aus­si être signée en ligne : Cyber@cteurs.

Par cette action, vous fer­ez con­naître votre opin­ion au Prési­dent de la Com­mis­sion Européenne et à Cyber@cteurs pour nous per­me­t­tre d’évaluer l’impact de cette action.

Les Français peu­vent adress­er une copie au Pre­mier Min­istre : premier-ministre@premier-ministre.gouv.fr

Les coor­don­nées des députés européens belges et français : Forum Cyber@acteurs.

Source : Cyber@cteurs.


Auteur : Lafontanelle

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1 réflexion sur « Cyber@ction (191) : Pour la préservation de l’agriculture d’Europe »

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