La vie, la mort, l’hiver, l’aurore…

Philippe Séguin

Il y a ceux pour qui la vie con­tin­ue et ceux, moins chanceux, pour qui elle s’arrête… Il y a ceux pour qui la vie est un jeu et ceux, moins inno­cents, pour qui ce n’est pas for­cé­ment une fête…

La vie, la mort…

Ain­si la vie est-elle faite ! La seule cer­ti­tude qu’on en tire, c’est sa fin. Les agapes passées donc, Philippe Séguin s’en est allé. Les gaullistes sont attristés, les chèvres orphe­lines… 2009 et ses injus­tices sem­blent s’évaporer devant la tragédie qui sec­oue la classe poli­tique, de la rue de Solféri­no jusqu’à celle du faubourg Saint-Hon­oré. Il n’empêche, dans ce vacarme de pleureuses pour saluer ce que fut le pre­mier prési­dent de la Cour des comptes, des anonymes souf­frent en silence car c’est bien un grand homme poli­tique français qui vient de s’éteindre.

Celui-là au moins, ne sera pas mort du froid. Pas comme la mésange bleue qui gisait sur ma table d’extérieur avant-hier au soir, alors que le ther­momètre affichait moins sept. Dans l’Eure, l’hiver est à l’heure et le grand linceul blanc de sai­son (-13° C ce matin !).

L’hiver, l’aurore…

En Eure-et-Loir égale­ment, le ver­glas s’est invité mais ici, on aimerait bien qu’il con­gèle quelques cons ! Il faut dire que Chartres sent le pâté, si, si ! C’est encore le Moyen-Âge à une heure de Paris… Un mouroir pour bobos et big­ots, dépaysant quand on y passe, effrayant quand on y vit… Des paysans, vous dis-je ! Notez que cette men­tal­ité raciste, rétro­grade et arro­gante, n’enlève rien au charme de la vieille ville au bord de l’Eure… Il faut juste ne pas s’arrêter pour l’observer !

Pour l’avoir ressen­tie pen­dant vingt ans, je la quitte sans un regret mais surtout avec un bon­heur non dis­simulé ! Kena­vo les bouseux, comme dirait Dupon­tel… Pour moi désor­mais, l’aurore se lève à Ézy, sur des collines et la forêt nor­man­des, et sur la con­créti­sa­tion de pro­jets trop longtemps retardés par l’incompétence euréli­enne.

Sources : Biogra­phie de Philippe Séguin, Wikipé­dia.
Philippe Séguin est mort, Le Monde, 7 jan­vi­er 2010.
Séguin : sa mort sonne comme un coup de ton­nerre, Le Figaro, 7 jan­vi­er 2010.


Auteur : Lafontanelle

Hylotrupes bajulus les soirs de pleine lune...

5 réflexions sur « La vie, la mort, l’hiver, l’aurore… »

  1. Mer­ci pour cet hom­mage à Philippe Séguin, Christophe… Sa dis­pari­tion m’a beau­coup touché, bien plus que je l’aurais imag­iné : je crois mal­heureuse­ment qu’elle sonne le glas non seule­ment de la résis­tance à Sarkozy dans les corps de l’Etat mais aus­si d’une cer­taine con­cep­tion de la poli­tique à droite : intè­gre ; forte tout en restant sociale, patri­o­tique mais ouverte au monde. Bonne chance à toi en Nor­mandie, atten­tion : là-bas aus­si il y a des pécores ! Con­traire­ment à moi tu sem­bles ne pas les porter dans ton cœur…

  2. Mer­ci pour ton mes­sage, Fred. Et sachons la mesure, à défaut de la rai­son garder : pas de pays sans paysans… L’urbain que je suis sais ce qu’il doit à la terre 😉

    Pas de France digne de ce nom, non plus sans des hommes de cet acabit ! Tout en étant fon­cière­ment “de gauche”, voilà un poli­tique “de droite” que l’on pou­vait respecter, estimer voire admir­er. L’État perd l’un de ses meilleurs servi­teurs, la République l’un de ses plus ardents défenseurs…

  3. Christophe, je te souhaite tous mes meilleurs voeux de bon­heur pour cette nou­velle année. Je te souhaite aus­si de réalis­er pleine­ment et dans les meilleures con­di­tions tous tes pro­jets dans le cadre de ta nou­velle instal­la­tion en Nor­mandie.

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