Le coléoptère attend la crise avec gourmandise !

C’est plus fort que moi, en voy­ant tous ces cons de la som­ma­tion apeurés, je ne peux m’empêcher de penser que c’est bien fait pour leur gueule. Aujourd’hui en France, cer­tains bour­si­co­teurs sont presque ruinés ? Tant mieux ! Gageons qu’ils n’auront pas besoin, néan­moins, de faire une demande de RSA

La bourse va mal ? Fort à pro­pos et de fac­ture prési­den­tielle, ça m’en touche une sans faire bouger l’autre, de bourse juste­ment ! Que tous ces richards ail­lent inve­stir dans l’économie réelle et finan­cent des pro­jets d’entreprises à taille humaine et créa­teurs d’emploi, comme celui que je peine à mon­ter, peut-être pour­rais-je alors com­patir à leurs mal­heurs. D’ici là, ils n’ont que ce qu’ils méri­tent ! Et qu’on ne vienne pas me dire que je manque d’humanité, il n’y a qu’à voir, après les Améri­cains, com­ment réagis­sent les Européens de la finance ce matin, peu ou prou, c’est cha­cun pour soi..

Au pays de la libre entre­prise et du cap­i­tal­isme roi, le con­tribuable est som­mé de débours­er sept-cent mil­liards de dol­lars pour éponger les erreurs des traders. Après le refus du traité de Lis­bonne, l’Irlande décide main­tenant uni­latérale­ment de garan­tir l’intégralité des fonds de ses ban­ques… En Bel­gique, après la con­corde nationale entre Fla­mands et Wal­lons et le gou­verne­ment d’Yves Leterme, c’est au tour de la pre­mière banque du pays de faire naufrage, ce qui au pas­sage fait le bon­heur des rapaces de la BNP-Paribas, qui tels des vau­tours affamés vien­nent ce matin d’ingurgiter la dépouille de For­tis à 30% de sa valeur… et d’ajouter la Bel­gique et le Lux­em­bourg au nom­bre de leurs action­naires. L’Allemagne revient sur sa posi­tion ini­tiale et décide de sauver la qua­trième banque out­re-Rhin de la fail­lite. Même la Grande-Bre­tagne songe à cou­vrir les pertes de ses ban­ques…

En France, après les quinze mil­liards d’euros généreuse­ment dis­tribués aux plus for­tunés l’année dernière, les caiss­es de l’État sont vides pour les tra­vailleurs salariés, les malades et les chômeurs, mais Sarkozy vient oppor­tuné­ment de retrou­ver trois mil­liards d’euros plan­qués sous un tapis pour aider de bons amis de la haute. Et le voici, tel un social­iste en cam­pagne, qui s’en va prêch­er la sol­i­dar­ité et le bon sens aux ouvri­ers de l’usine Renault de San­dou­ville (Seine-Mar­itime), celle-là même qui licen­cie pour plus de prof­its. Avec au poignet l’équivalent de trois salaires annuels de smi­card…

Et on ver­ra sûre­ment Hen­ri Guaino, Roger Karoutchi et Frédéric Lefeb­vre nous expli­quer que Jau­rès et Roy­al peu­vent dès lors aller se rha­biller ! Quelle bande de con­nards !

Auteur : Lafontanelle

Hylotrupes bajulus les soirs de pleine lune...

2 réflexions sur « Le coléoptère attend la crise avec gourmandise ! »

  1. héhé alors on s’énerve ;o) dit toi qu’investir dans ce que tu demande ne rap­porte pas assez d’argent ;o) ils en ont rien a faire de toi ou de ta famille, là c’est la chas­se aux pau­vres pour le prof­it des rich­es et voui c’est comme ça, donc là oui moi aus­si je jubile de la belle crise ban­caire ^^ j’espère qu’ils ne vont pas resister longtemps, leur orgueil précèdera leur chute j’y crois o:)) je l’ai écrit hihi

  2. @titeneige : mer­ci pour ton com­men­taire qui résume bien ma façon de voir les choses mais, sans vouloir plagi­er Audi­ard, je ne m’énerve pas, j’explique !

    @James : Well, what does it mean, real­ly ? I’m not a hack­er, just a let­ter-writer… 😉 Any­way, thanks for your help !

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