Les conclusions qui fâchent…

Le 29 avril dernier, la com­mis­sion d’enquête publique a ren­du ses con­clu­sions con­cer­nant le nou­veau pro­jet d’élaboration du sché­ma de cohérence ter­ri­to­ri­ale (SCOT) de l’agglomération chartraine.

Schéma de cohérence territoriale (SCOT) de Chartres

Tout en émet­tant un avis favor­able au pro­jet de SCOT, elle pose les con­di­tions sus­pen­sives suivantes :

  • - “Que soit lev­ée l’opposition faite à la com­mune de Mainvil­liers d’aménager la ZAC ouest de cette commune […]
  • - Que soit autorisée l’installation du cen­tre com­mer­cial Leclerc sur la zone de la Torche […]
  • - Que soit étudiée la per­ti­nence, tech­nique, économique et envi­ron­nemen­tale, de l’installation de l’unité de traite­ment des eaux usées de l’agglomération char­traine avant son inscrip­tion sur les doc­u­ments du SCOT.”

Elle recom­mande par ailleurs :

  • - “Que soit étudié avec per­ti­nence, l’installation d’un pôle BTP, néces­saire à prox­im­ité de l’agglomération, mais hors rocade, et en inté­grant une réflex­ion sur un cen­tre tech­nique amiante-ciment.
  • - Que soient assou­plies les règles de crois­sance démo­graphique, notam­ment pour les petits vil­lages du ter­ri­toire du SCOT, qui pour­raient béné­fici­er de mesures d’accompagnement particulières.
  • - Que soit inté­gré dans le volet “urban­isme” du pro­jet une réflex­ion sur les sports et les loisirs, élé­ments de mix­ité sociale.
  • - Que soient plus claire­ment exprimés les pro­jets d’aménagement du pôle gare et de l’ancienne base aéri­enne, ain­si que le devenir de l’aérodrome de Chartres-Champhol.”

Autant de choses qui vont con­trari­er les pro­jets de grandeur et de con­cen­tra­tion du mul­ti­carte JPG, lequel préfère peut-être garder la manne finan­cière que représente la taxe pro­fes­sion­nelle acquit­tée par le cen­tre com­mer­cial, plutôt que de la voir fil­er dans une “com­mune libre”, tout comme il compte garder la main sur la sta­tion d’épuration, sen­si­ble­ment pour les mêmes raisons, alors que Saint-Prest s’est man­i­festé pour l’accueillir.

La com­mune de Mainvil­liers, ne souhai­tant pas devenir la poubelle de l’agglo, a pour l’instant refusé l’implantation de cette struc­ture, qui pour­rait s’accompagner d’un cen­tre de traite­ment des déchets lourds et industriels.

Faut-il y voir une cause de la fer­me­ture de la piscine des Vauroux ?


Auteur : Lafontanelle

Hylotrupes bajulus les soirs de pleine lune...