On placardise à la mairie de Lucé

L'ambiance au sein de la mairie de Lucé est délétère. Depuis l'arrivée de Jacques Morland en mars 2001, la pression sur le personnel a été encore plus forte. Jacques Morland lui-même avait indiqué que ceux qui ne suivraient pas la ligne qu'il avait édicté auraient les pires ennuis.

Une nouvelle affaire de harcèlement moral, de discrimination négative et de mise au placard est sur le point d'éclater. Elle met en cause directement le directeur général des services, Dominique Bailleul. Un courrier d'une organisation syndicale a été envoyé de Mainvilliers, le 22 janvier dernier, au maire de Lucé, à tous les conseillers municipaux ainsi qu'à Dominique Passavy, chef de cabinet du maire. En cette période délicate et électorale, la mairie tente d'éteindre le feu qui couve en minimisant les faits et en tentant d'étouffer l'affaire.

Ce n'est pas la première mise au placard dénoncée au sein de la mairie de Lucé. Deux autres affaires sont en cours d'instruction dont l'une au moins remonte à l'ère Mira. D'autres personnels se sont vus écartés de leur poste de responsabilité. Les pressions sont de plus en plus fortes pour tenter de garder le contrôle administratif des employés et faire taire les critiques. On compte sur le découragement des uns, l'écœurement des autres, pour les pousser à quitter la ville, à changer de service, où à se rendre malades, poussés à bout de nerfs.

Comme d'habitude dans ce genre de dossier, les choses traînent en longueur et les responsables se renvoient la balle. Il semblerait même que les candidats les mieux placés pour succéder à Boris Minsky ne soient pas très chauds pour régler le problème de manière rapide et définitive, au grand dam des intéressés.

Combien de cadavres faudra-t-il découvrir dans les placard de la mairie de Lucé avant que ces problèmes de harcèlement moral soient réellement pris au sérieux ? Nous suivrons ces affaires au plus près...