Sachons reconnaître la qualité supérieure du financier sur l’ouvrier…

Et acces­soire­ment, com­parons ce qui mérité d’être com­paré. Enfin !

Chaîne de montage automobile

Avez-vous déjà vu… Une ménagère mélanger les choux et les carottes au moment de faire l’addition ??? (1)

Alors arrê­tons de com­par­er patrons et salariés !

En plus d’être irre­spectueux, c’est indé­cent… pour les patrons !

Exem­ple ?

Axel Miller, dont Mar­i­anne nous apprend qu’en tant que “patron exé­cu­tif de la banque Dex­ia, [il] a gag­né 1 764 000 € en 2006, soit 150 fois le SMIC.”

Vous voyez bien que c’est n’importe quoi ! Le smi­card ! Qu’est-ce que c’est que cette mesure de pin­gouin ?

Le génie vision­naire d’un entre­pre­neur ne saurait se jauger à l’aune de la banal­ité affligeante du vul­gum pecus et s’y soumet­tre, voilà qui dénote au mieux de graves lacunes en math­é­ma­tiques, au pire une insup­port­able faute de goût…

D’ailleurs, led­it for­tuné s’en explique très naturelle­ment : “Notre rémunéra­tion n’a rien d’extravagant ni d’excessif com­parée à celle des ban­quiers d’affaires, des avo­cats, des patrons de groupes non cotés.”

Prends-en de la graine, vil ouvri­er et toi, servile employée, ton patron le vaut bien, son mil­lion, là où on sait compter et où on sait qu’on compte…

Et s’il te faut jusqu’en 2157 pour gag­n­er ce que le boss aura touché en 2006, c’est que tu n’auras pas trimé plus pour palper plus…

(1) Main­tenant, oui !


Auteur : Lafontanelle

Hylotrupes bajulus les soirs de pleine lune...

4 réflexions sur « Sachons reconnaître la qualité supérieure du financier sur l’ouvrier… »

  1. Le pire c’est que sans ouvri­er un patron ne serait rien.
    Je ne vois pas un patron faire les sales besognes, mais par con­tre pour un ouvri­er c’est nor­mal.
    Mais bon on va encore dire que c’est logique puisqu’un patron prend des risques et qu’il a des respon­s­abil­ités.
    Mais que l’ouvrier soit payé un salaire de mis­ère pour se détru­ire la san­té c’est banal tant que le patron peut s’en met­tre plein les poches.
    Mal­heureuse­ment dans ce domaine rien n’a évolué au con­traire, on est dans un sys­tème ou les rich­es sont de plus en plus rich­es et les pau­vres de plus en plus pau­vres. Et dire que l’on est au 21ème siè­cle.…

  2. Vi, et le plus rigo­lo, c’est le temps que le patron passe à pré­par­er son para­chute doré, à accu­muler les avan­tages et à fuir ses respon­s­abil­ités en faias­ant porter le cha­peau à ces inca­pables d’ouvriers qui ne valent pas tripette et c’est d’ailleurs pourquoi ils sont mal payés sic !

  3. Stop…
    La BMW, les costards Armani, les cig­a­res du patron
    la coke, les Chanel et le caniche de sa sale bour­geoise…
    Ca par­ticipe au PIB
    Cha­cun à sa place ne l’oublions pas.

    Vive les patrons !

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