L’hymne et la joie des écologistes européens : unis dans la diversité !

Il fal­lait être au Zénith de Paris mer­cre­di soir, ou calé devant l’écran d’ordinateur, pour sen­tir le vent nou­veau qui souf­fle sur les élec­tions européennes de ce week­end.

Con­tin­uer la lec­ture de « L’hymne et la joie des écol­o­gistes européens : unis dans la diver­sité ! »

L’Europe sans Écologie, le meilleur moyen de faire la guerre à tes voisins…

Il paraît qu’un truc gar­gantuesque situé entre Stras­bourg et Brux­elles ani­me la com­mu­nauté de la haute ces derniers temps, vous savez, celle qui com­prend les prob­lèmes du monde qui tourne en 23 heures, 56 min­utes et 48 sec­on­des, pour être pré­cis ; tout ça con­ver­ti en euros…

Con­tin­uer la lec­ture de « L’Europe sans Écolo­gie, le meilleur moyen de faire la guerre à tes voisins… »

La vraie rupture dont nous aurions besoin !

C’est l’évènement plané­taire de cette semaine passée et s’il faut chercher une rup­ture dans la poli­tique actuelle, elle est bien là, out­re-atlan­tique, dans l’élection de Barack Oba­ma.

Con­tin­uer la lec­ture de « La vraie rup­ture dont nous auri­ons besoin ! »

Dans le jardin de Michel Lis…

Michel Lis, le plus célèbre jar­dinier de France, vit en Poitou-Char­entes. Il ter­mine l’écriture d’un livre, le Dia­ble dans le prunier, qui sor­ti­ra prochaine­ment. Il tient une chronique radio sur France Bleue La Rochelle sur les tra­di­tions et cou­tumes autour des plantes. Nous l’avons ren­con­tré à la Foire de Print­emps de La Garde, dans le Var, où il revient chaque année comme invité d’honneur. Témoignage.

Con­tin­uer la lec­ture de « Dans le jardin de Michel Lis… »

(La tête de) fouine, (Joe la) frime, (pue le) fric : Sarko en trois mots…

On apprend dans Le Canard Enchaîné que l’homme qui jus­ti­fi­ait sa faramineuse aug­men­ta­tion de 206% par un souci de trans­parence perçoit tou­jours depuis le 6 mai son salaire de min­istre de l’Intérieur ! Bling-bling !

Con­tin­uer la lec­ture de « (La tête de) fouine, (Joe la) frime, (pue le) fric : Sarko en trois mots… »

Pschitt et Plouf sont dans un bateau…

Pour ceux des antilibéraux qui en sont revenus, le con­stat est amer…

Con­tin­uer la lec­ture de « Pschitt et Plouf sont dans un bateau… »

Les Clup font “pschitt” !

Let­tre envoyée aux col­lec­tifs uni­taires : José Bové retire sa can­di­da­ture.

Mon­tre­don, le 23 novem­bre 2006

Il y a six mois, j’ai fait savoir que j’étais disponible pour incar­n­er, sur le bul­letin de vote de l’élection prési­den­tielle, notre rassem­ble­ment uni­taire de la gauche anti-libérale. J’ai immé­di­ate­ment pré­cisé que, pour créer les con­di­tions d’une dynamique pop­u­laire et élec­torale autour d’une stratégie et d’un pro­gramme com­muns, il con­ve­nait de men­er une cam­pagne col­lec­tive rassem­blant, sur une même tri­bune, toutes les forces qui avaient con­tribué au suc­cès du “non de gauche”, le 29 mai 2005, de la LCR aux social­istes anti-libéraux.

José BovéEt j’ai ajouté aus­sitôt que ma démarche n’était pas per­son­nelle mais que, pour garan­tir l’unité la plus large pos­si­ble, il ne pou­vait être ques­tion de se ranger der­rière le porte-parole de telle ou telle com­posante de notre rassem­ble­ment. Comme d’autres, en tant que syn­di­cal­iste et acteur du mou­ve­ment social anti-libéral, je pense pou­voir servir d’accélérateur à une dynamique de rassem­ble­ment qui a un objec­tif plus ambitieux que de faire un sim­ple score de témoignage.

Six mois plus tard, force est de con­stater que les forces de la divi­sion l’ont pro­vi­soire­ment emporté sur les forces de l’unité. Le par­ti com­mu­niste veut impos­er Marie-George Buf­fet comme can­di­date et ne lésine pas sur les moyens pour par­venir à ses fins. Il a mul­ti­plié la créa­tion de col­lec­tifs qui ne représen­tent, locale­ment, que la sen­si­bil­ité com­mu­niste. Il mène cam­pagne de manière autonome, en par­al­lèle de quelques grands meet­ings uni­taires. Il se livre à des pra­tiques d’un autre âge en refu­sant, par exem­ple, de valid­er le procès-ver­bal d’une réu­nion de notre col­lec­tif nation­al au cours de laque­lle l’écrasante majorité des par­tic­i­pants a fait savoir que Marie-George Buf­fet ne pou­vait pas incar­n­er, sur le bul­letin de vote, la richesse de notre rassem­ble­ment.

La LCR, de son côté, vient de con­firmer son engage­ment dans une cam­pagne autonome avec Olivi­er Besan­cenot comme can­di­dat. Elle mul­ti­plie les argu­ments pour jus­ti­fi­er un pré­ten­du désac­cord de fond sur notre ori­en­ta­tion com­mune. Elle pra­tique l’unité à la carte, un pied dedans, un pied dehors, sans rechercher les voies et les moyens d’une cam­pagne réelle­ment uni­taire. Elle préfère se mesur­er élec­torale­ment au Par­ti com­mu­niste plutôt que de répon­dre, de manière col­lec­tive, à l’espérance née de notre suc­cès com­mun vic­to­rieux dans le com­bat con­tre le pro­jet libéral de Con­sti­tu­tion européenne.

Le Par­ti com­mu­niste et la LCR ont pris la respon­s­abil­ité de cass­er la dynamique uni­taire et, par voie de con­séquence, de renon­cer à répon­dre aux attentes des couch­es pop­u­laires les plus frap­pées par les dégâts de la mon­di­al­i­sa­tion libérale. Je le regrette pro­fondé­ment. Acteur du mou­ve­ment social et du com­bat alter­mon­di­al­iste depuis de longues années, je con­sid­ère qu’il est temps de traduire nos mobil­i­sa­tions dans l’espace poli­tique et élec­toral. Notre respon­s­abil­ité fon­da­men­tale reste en effet de ramen­er dans la camp de la gauche les mil­lions d’électeurs et d’électrices qui, débous­solés par vingt-cinq ans d’alternance sans change­ment fon­da­men­tal de leurs con­di­tions d’existence, ont pro­gres­sive­ment choisi de déserté les urnes ou de dis­pers­er leurs voix jusqu’à l’extrême droite. Le 21 avril 2002, la gauche a per­du parce qu’elle n’avait pas su répon­dre aux attentes des citoyens et citoyennes les plus touchés par la pré­cari­sa­tion sociale général­isée.

Toutes celles et ceux qui souf­frent sociale­ment n’attendent pour­tant qu’une seule chose : une per­spec­tive crédi­ble de change­ment qui ne se résume pas à quelques amé­nage­ments du sys­tème économique. Sans remise en cause rad­i­cale des logiques économiques libérales qui, des déci­sions de l’Omc jusque dans la vie quo­ti­di­enne, con­duisent à la marchan­di­s­a­tion des ser­vices publics, au dump­ing social, à la crois­sance ver­tig­ineuse des iné­gal­ités, il n’y a d’autre issue que le renon­ce­ment à chang­er vrai­ment la vie. Entre la sim­ple alter­nance et la véri­ta­ble alter­na­tive anti-libérale, il existe un fos­sé qui nous sépare d’une gauche plus encline à gér­er le pou­voir qu’à engager la trans­for­ma­tion sociale. Pour don­ner sens à ce com­bat pour une alter­na­tive anti-libérale, il nous faut impéra­tive­ment créer les con­di­tions d’une dynamique pop­u­laire et élec­torale. C’est mal par­ti.

Frater­nelle­ment,

José Bové