Le Manifeste des évidences (22)

L’évidence du jour, c’est qu’il aura fal­lu presque un an pour que je reprenne cet ate­lier d’écriture per­son­nelle, acca­paré que j’étais par la con­créti­sa­tion de ma petite entre­prise. Peut-être ai-je man­qué d’humilité. Sans doute me pre­nais-je trop au sérieux, vu la légèreté et le manque de pro­fes­sion­nal­isme observés chez mes inter­locu­teurs, lesquels m’ont défini­tive­ment con­va­in­cu que la Beauce char­traine n’est pas une terre fer­tile pour les pro­jets ambitieux…

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Sarkozie An I : le règne des technocrates est arrivé !

Pre­mière­ment, c’est pas le jour, parce qu’aujourd’hui rien à dire, c’est dans la rubrique et c’est comme ça. Deux­ième­ment, c’est pas le jour, parce que la Roy­al coule et que la gauche prend l’eau. Troisième­ment, c’est pas le jour parce qu’une bou­ton­neuse à lunettes vient de me saper ma journée avec son arro­gance bien mise de fonc­tion­naire pré­fec­torale.

Demande d'asile : les étapes de la procédure

D’ailleurs, rec­ti­fions d’emblée le tir, ce n’est ni à cause de ses cratères, ni à cause de ses lunettes que je l’ai mau­vaise, non. Ce n’est pas plus parce qu’elle est fonc­tion­naire ou tra­vaille à la pré­fec­ture d’Eure-et-Loir, que nen­ni !

C’est sim­ple­ment que la dame se sent pro­prié­taire des dossiers admin­is­trat­ifs qu’elle est cen­sée délivr­er au pub­lic, et que cela m’exaspère !

Ces dossiers sont des for­mu­laires imprimés vierges de toute men­tion par­ti­c­ulière, mais voilà que main­tenant il faut don­ner son empreinte dig­i­tale (et mon­tr­er pat­te blanche sans doute… Je sais, c’est de mau­vais goût…) pour retir­er un dossier logique­ment disponible sur sim­ple demande.

C’est tout sim­ple­ment hon­teux et indigne du pays qu’un Français se voie refuser l’accès aux doc­u­ments publics de son admin­is­tra­tion, même et surtout si c’est pour aider un étranger à régu­laris­er sa sit­u­a­tion. Au demeu­rant, dans mon méti­er d’écrivain pub­lic l’accès à ce type de doc­u­ment m’est indis­pens­able si je veux pou­voir ren­dre un ser­vice de qual­ité… Mais cette notion doit être… étrangère à la fonc­tion­naire.

Mais il faut le dire si ça la fait chi­er de boss­er un lun­di, c’est parce qu’elle a pas pu faire le pont qu’elle est de méchante humeur la vieille ?

Oh, le non rem­place­ment d’un fonc­tion­naire sur deux… Putain c’que cette idée me parait bonne d’un coup ! On a le droit de les choisir ???

Collaborez, qu’ils disaient…

Le mer­cre­di 19 avril 2006, Roger, né le 4 mai 1975 à Kin­shasa (Con­go), se rend à la Pré­fec­ture de Chartres. Vivant en France depuis févri­er 2003 mais « sans-papiers », il vient com­pléter son dossier, et deman­der un récépis­sé de sa requête auprès de la Com­mis­sion des Recours aux Réfugiés (dépen­dante de l’Office Français de Pro­tec­tion des Réfugiés et Apa­trides — OFPRA), comme il l’a déjà fait maintes fois aupar­a­vant. L’administration pré­fec­torale, pré­tex­tant des doc­u­ments man­quants, lui demande alors, non sans arrières pen­sées, de revenir le lende­main…

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