Les Nouvelles Vénitiennes (16) : Blondes

J’aime à répéter : « Je n’ac­corde qu’une impor­tance rel­a­tive à la beauté physique des femmes. Ce qui importe, c’est juste qu’elles aient un corps de rêve. Après tout, on ne leur demande pas grand chose ». Cette cita­tion est extraite de Pen­sées pro­fondes et autres, dont je suis égale­ment l’au­teur.

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Les Nouvelles Vénitiennes (15) : Piccolo Travelo

Trav­elo, ce n’est déjà pas rigo­lo en soi. On est en butte à toutes les moqueries, à tous les lazzi, à toutes les haines refoulées. Mais trav­elo à Venise, c’est pire que tout. La ville des masques et du Car­naval, pour un trav­es­ti, c’est le lieu mau­dit, celui où tout est per­mis, où tout le monde se prend pour une drag queen, où la con­cur­rence est finale­ment telle que tout le monde fait le trot­toir.

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Les Nouvelles Vénitiennes (14) : Il n’y a pas que la vérité à sortir du puits

Les puits à Venise, il n’y en a pas à tous les coins de rue mais qua­si­ment dans chaque cour, dans chaque corte. Dès le XIIe siè­cle, la Scuela dei Mureri for­mait les puisatiers qui se trans­met­taient jalouse­ment de père en fils les secrets des tech­niques de con­struc­tion. Ces puits avaient à la fois une fonc­tion de citerne et de fil­tre pour épur­er les eaux de pluie.

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Les Nouvelles Vénitiennes (13) : Sous les griffes du Lion (2e partie)

La ten­sion mon­ta de plusieurs crans. Que faire con­tre la magie noire ? Cette fois, le cas était d’au­tant plus grave que la vic­time était un jeune véni­tien hon­or­able­ment con­nu du quarti­er. Passe encore qu’on assas­sine des étrangers mais si les autorités ne se décidaient pas à pren­dre des mesures rad­i­cales au moment où des fauves assoif­fés de sang s’en pre­naient à la pop­u­la­tion des arse­nalot­ti, qu’al­lait-elle devenir ?

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Les Nouvelles Vénitiennes (12) : Calle larga dei Proverbi (Rue longue des Proverbes)

À SS. Apos­toli, la Calle Larga dei Prover­bi tire son orig­ine de deux inscrip­tions latines gravées sur les bal­cons d’une mai­son aujour­d’hui dis­parue : « Par­le de toi, avant de par­ler de moi » et « Quand on sème des épines, on ne marche pas pieds nus ». Qui avait fait inscrire ces curieux adages, l’His­toire ne le dit pas ou du moins n’a pas retenu son nom.

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Les Nouvelles Vénitiennes (11) : Les aléas della aventura…

La famille Franchet­ti est fort hon­or­able­ment con­nue des Véni­tiens, notam­ment parce que le baron Gior­gio restau­ra à grands frais puis fit don à l’É­tat, mobili­er com­pris, de la Ca’ d’Oro, somptueux palais du XVe siè­cle qui domine le Grand Canal. Ses mar­bres poly­chromes de la façade furent un temps enrichis de dorures et l’ensem­ble dégage un charme ori­en­tal des plus raf­finés.

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Les Nouvelles Vénitiennes (10) : Hauts les masques !

La tra­di­tion du Car­naval de Venise, au mois de févri­er, n’est dev­enue qu’une opéra­tion com­mer­cia­lo-touris­tique, un rien vul­gaire-chic. L’idée de se cos­tumer et de se déguis­er en prenant la pause Plaz­za San Mar­co avec un zeste de brouil­lard, voire avec de la neige si vous avez un peu de chance, est certes pass­able­ment pho­togénique. Elle per­met par ailleurs d’en­tamer la sai­son touris­tique à un moment de creux pour les autres cités européennes con­cur­rentes de renom comme Paris, Vienne, Prague ou Lon­dres.

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