Charles M’Bouss t’emmerde !

Underground Connection

C’est lui qui le dit, mais si tu n’es pas rappeur, style Caillera 28 Hall Star, ne le prends pas mal…

J’t’emmerde

Cer­tains m’appellent le net­toyeur, mais j’opterai pour le fos­soyeur, car j’aime remuer la merde
J’ai col­lé mes fre­los avant de ren­tr­er dans ce biz-go, alors pas besoin de poto
J’t’emmerde, j’t’emmerde, et j’t’emmerde

Et pour com­mencer, égratign­er ceux qui soi-dis­ant font danser
Tête à cloche, ou bien X sans nous pour­raient pas becter
Te glis­seraient leurs langues dans ta fente pour t’faire des mix­tapes made in France, et quand tu va guinch­er, ramène tes gui­boles rincées
Eh, y’a plus rien de français ! Alors mon­sieur DJ à la « one again », change de skeud
Et n’viens pas tu con­nais l’underground, t’es plutôt fash­ion, alors action, j’t’emmerde et j’t’emmerde
T’es mar­qué avec fre­lo, t’es pas Romano, mais en biki­ni avec Solo, ton pater, un tas de fric
Ça t’évite les rifi­fis avec les schmits, des squats, t’en as que l’odeur, et rien d’un assassin
Enfance dorée, c’est l’hôpital qui se moque de la char­ité, shoote-toi, chouffe-toi dans une glace
Car c’que tu vois c’est dégueu­lasse. Eh re-noi, oups !, t’as rasé tes tifs, Babylone…
J’t’emmerde, j’t’emmerde et j’t’emmerde
Quant aux nar­va­l­os de la nation
Lead­ers qu’sur haut-par­leur, sachez que le hip-hop
C’est pas seule­ment faire des gri­bouil­lis sur un muret
Et s’faire tâl­ter par les kak­ous de la fer­ro comme un furet
F.M.P., Fan­farons Mal habil­lés par une Pute
Encore un coup foireux comme le B.O.S.S., Boulet Organ­isé qui Suce et Sniffe
Authen­tik sur papelard, alors qu’ces deux là voulaient se ren­tr­er dans le lard
Eh tout n’est pas si facile, et qu’est-ce que t’attends pour le foutre au feu et t’foutre au feu
Cri­tique la soupe, mais faut les croû­tons qui vont avec… Eh, et même si y’en à qu’un qui sort des briques
Et l’autre « Tos qui attend les 30 piges pour ven­dre du shit, c’est arrivé près de chez toi, ouais ma gueule
Car­ré­ment sous ton nez, l’argent pour­rit les gens, c’est plus un sentiment
Hep, bien sûr j’vous emmerde ! J’t’emmerde, j’t’emmerde, et j’t’emmerde !

Joue les cakes, joue les « one again », joue les cons, j’reste con­cret, direct c’est la guerre
Joue les braves, joue celui qui sait, hein, mais t’omets, la vérité sur toi, moi, j’la connais
Joue les cakes, joue les « one again », joue les cons, j’reste con­cret, direct c’est la guerre
Joue les braves, joue celui qui sait, hein, mais t’omets, la vérité sur toi, moi, j’la connais

Ko-ssi-ty, rude boy, faut qu’il prenne une baffe pour qu’il com­prenne… Pow ! Pow ! this is it, this is it !
Grande saucisse, par­le si bien de ses sosies dans ses chan­sons, zguègue, seuf’, et pour­tant il prend du côté pile
Y’en a qui ont l’emballage, mais pas le con­tenu. Et ce qui gig­ote dans ton cal­cif est aus­si chétif que chez « Garbit ».
J’t’emmerde, j’t’emmerde, et j’t’emmerde
Hon­neur aux dames, la mygale ?
Non la tron­chon­neuse, avant de don­ner des leçons, regarde avec qui t’as fait un rejeton
Et si, si seule­ment t’avais pas bais­sé ton froc pour en arriv­er là
Eh ouais c’est vrai ce jour-là t’en avais pas, et si, avec des sci­es, mal­heureuse­ment j’coupe du bois
J’t’emmerde, douze, et pas un cerveau, fal­lait qu’on revi­enne, quitte à col­labo avec l’autre facho
J’en place une spé­ciale pour toi, Pierpoljako
J’sais pas chanter, mais j’sais bien ratonner

Car tatoué tu l’es encore, et v’là l’envers du décor, et le comble du raciste, c’est d’tringler c’qui l’rebute
J’t’emmerde, j’t’encule et j’t’emmerde
Rap­pelle-toi le mélancolique
Tu fais dans la purée Mousline, car pour un mus­lim, t’aurais dû déjà chang­er de blase
Ça sent le gaz, Alla­hou Akbar, la pre­mière qual­ité d’un mus­lim c’est d’être hum­ble, et tu l’es pas
Et sache que la reli­gion n’est pas un sprint, mais une course de fond
Alors, pense à ceux qui pra­tiquent depuis 20 ou 40 ans, et qui n’en font pas tout un boucan
Remar­que, ils l’ont remar­qué, tu s’ras pas une icône, et si seul, l’Être suprême juge
Alors la Sky — roulette, sac­rilège, Bis­mil­lah, j’t’emmerde, j’t’emmerde et j’t’emmerde

Joue les cakes, joue les « one again », joue les cons, j’reste con­cret, direct c’est la guerre
Joue les braves, joue celui qui sait, ah, mais t’omets, la vérité sur toi, moi, j’la connais
Joue les cakes, joue les « one again », joue les cons, j’reste con­cret, direct c’est la guerre
Joue les braves, joue celui qui sait, hein, mais t’omets, la vérité sur toi, moi, j’la connais

Boo­ba, Boo­ba, mon petit ourson
Et nique sa mère la réin­ser­tion, même pas renoi même pas rabza
Juste un jaune d’œuf mal ssé-ca
Ter­rain miné, tu défourailles à coups de pop­gun, Paris c’est pas Top Gun
N’aie pas l’zaheff, moi aus­si j’écoute Polnar­eff, houhouhouhouhou, dans mes chiottes
J’ai pé-cho ton flow, et j’baise sur du Gilbert Bécaud
P’tain quelle rime de bâtard, mais, c’est qui qui jappe comme ça
Eh, plutôt timide pour un pitt, un épag­neul sor­ti tout droit de la S.P.A.
Eh, t’aurais blasé le Mick Bac­ar­di, ça t’aurait pas tit­il­lé, tu tapes un coup à gauche, tu tapes un coup à droite
Ça y est, v’là les super crew, bad bad­man mobile, chou on y com­prend qu’dalle
Quant aux cro­cos, qui m’ont pom­pé « j’t’emmerde », sachez qu’on s’souvient du pre­mier et pas du deuxième
Tchit Tchit
J’t’emmerde, la syphilis dans le rap ça fait bizarre
Et pour bronz­er, je crois que t’as besoin d’une pas­soire, vu que je m’arrête pas là
Répète après moi
Ambiance scan­dale, danse de pédales, sen­tez bien la chaleur, dans ton cul
Mar­seille, ça pue, c’est sale, pas vrai ? Et ton art de rue est bien pro­pre, tu brûles au soleil
Et 306 cab à paname solo sans cape sono, « street life », eh, c’est ça ma couille
Bal­ance ta cen­drillon du ghet­to sur l’trottoir, la Fonky Fam­i­ly c’est fini
Et pour les pseu­do indépen­dants, tous signés en mai­son de skeud
S.H.E.R.Y.O., ton rap d’immigrés à bon dos, tu défies p’t’être X‑Or, c’qui fera pas de toi un cador
King de la récup’ et sans réput’, ta révo­lu­tion c’est Vir­gin, le pognon
On sait même pas si c’est un râteau ou un cageot, eh tu te prends pour le nom­bril du monde
Alors que t’en es que le trou du cul, con­tin­ue l’impro

Telle­ment de trous de balle qui par­lent de rue
À croire qu’c’est tous des S.D.F., mais y’en a pas bézef, en bref
MC Jean Gab’1, n’est pas une putain, retiens-le bien, j’te l’avais dit ma gueule, tin-tin-tin

J’t’emmerde, Mc Jean Gab’1 (Maxi CD, face B : Mec à l’Ancienne, 2003).


Auteur/autrice : Lafontanelle

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