La gauche dominante en état de marche…

Xavier Roux tenait lun­di 19 juin dernier sa pre­mière réu­nion publique au foy­er cul­turel de Lucé. Can­di­dat du Par­ti Social­iste à l’élec­tion can­tonale par­tielle sur Lucé, dont le deux­ième tour a lieu le 9 juil­let prochain, celui-ci est soutenu par le Par­ti Rad­i­cal de Gauche et les Verts.

En présence de François Huwart (député-maire de Nogent-le-Rotrou et de la 3e cir­con­scrip­tion d’Eure-et-Loir, Nogent-le-Rotrou-Mainvil­liers-Lucé), Jacky Jaulneau (maire de Chuisnes et con­seiller général du can­ton de Courville-sur-Eure), ain­si que trois autres con­seillers munic­i­paux de Lucé, MM. Gra­tien Vergnes, Emmanuel Lecomte et Jacques Legrand (représen­tants le trio PS-PRG-Verts). Le can­di­dat déclaré de “la vraie gauche”, comme l’a pré­cisé une inter­venante dans la salle, a énon­cé son pro­gramme en reprenant les gros titres de son qua­tre pages sur papi­er glacé.

Dans la salle, beau­coup de sym­pa­thisants qui don­naient du « tu » à « Xavier » et « François ». Ambiance… Tout au plus une trentaine de per­son­nes et finale­ment très peu de « sim­ples citoyens ». À enten­dre les ques­tions de l’assistance, maisons de retraite ou main­tien à domi­cile des per­son­nes âgées, réou­ver­ture des cen­tres soci­aux à Lucé et rétab­lisse­ment des cours d’alphabétisation, amé­nage­ment du « petit Neuil­ly », et les répons­es du can­di­dat (« la poli­tique char­traine, c’est un peu la Cos­met­ic Val­ley au nord, le BTP au sud » ; « con­cer­nant la zone indus­trielle, cette zone a besoin de revi­tal­i­sa­tion ») on se demande si M. Roux pour­ra ne pas mélanger ses attri­bu­tions au con­seil munic­i­pal avec les futures fonc­tions qu’il entend occu­per. Les mots « fra­ter­nité » et « frater­nels » ont été pronon­cé par le can­di­dat, et seul un habi­tant du Vieux-Puits a repris en pré­cisant qu’il fal­lait surtout par­ler de mis­ère dans cer­tains cas.

Les sujets abor­dés ont net­te­ment con­cerné la ville de Lucé. Jacky Jaulneau a rap­pelé que le con­seil général était par­ti­c­ulière­ment à l’écoute des com­munes rurales, et stig­ma­tisé les pro­jets dévoreurs de sub­ven­tions du « César » char­train, alias Ram­sès selon Le Figaro Mag­a­zine. L’empereur-pharaon d’Autricum en a pris pour son grade à l’occasion des plaidoiries pour la réou­ver­ture de la piscine des Vau­roux, laque­lle est actuelle­ment délais­sée au prof­it d’un pro­jet de « com­plexe aqua­tique avec pati­noire et vue sur la cathé­drale » rafraîchissant dans sa maque­tte sous cloche. M. Jan, prési­dent de l’association pour la péren­nité du cen­tre aqua­tique des Vau­roux était par ailleurs venu soutenir le can­di­dat, lequel a lancé pour résumer sa pen­sée : « La piscine est un lieu de détente et de dépenses »…

La pres­sion exer­cée par les pro­mo­teurs immo­biliers, la dif­fi­culté des class­es moyennes à assumer leurs charges de loge­ment (mais que font-ils de leur SMIC ?), la sup­pres­sion de la ligne de bus vers Bar­jou­ville ont égale­ment été évo­quées. Tout en rap­pelant le cadre départe­men­tal de l’action d’un con­seiller général, François Huwart à plaidé pour que celui-ci « puisse relay­er » effi­cace­ment les deman­des émanant des com­munes : « il faut que les can­tons de la périphérie de Chartres se fassent enten­dre plus claire­ment. Xavier Roux est un can­di­dat qui addi­tionne les gages de bonnes volon­té » Le pub­lic était con­quis d’avance, hormis peut-être M. Mai­ni, venu avec sa grosse berline alle­mande pren­dre des notes, sans doute pour étof­fer son discours…

À la ques­tion du déséquili­bre entre zone rurale et zone urbaine, la réponse a été éva­sive. Sur la poli­tique de loge­ment social, citant L’Écho Répub­li­cain qui pré­cise, dans son édi­tion du 19 juin, que 3600 deman­des de loge­ments soci­aux ont été déposées, que 625 démo­li­tions sont pro­gram­mées pour 542 recon­struc­tions, et que le sol­de fait appa­raître un bilan négatif, Gra­tien Vergnes m’a répon­du qu’ils seraient atten­tifs à ce prob­lème, tout en soulig­nant : « je vois que vous avez bien lu l’article et vous avez raison ! »

Enfin sur le pou­voir du con­seil général en matière de trans­port et la dif­férence de traite­ment entre Bar­jou­ville et Morancez, là aus­si, les « on pèsera de tout notre poids » et les « mais on ne peut pas tout faire », tout comme les « com­pé­tences de cha­cun sont bien définies et on ne peut pas aller au-delà » ne m’ont pas con­va­in­cu, d’autant qu’on est allé­gre­ment passé dans la dis­cus­sion des com­pé­tences de con­seiller munic­i­pal à celui de con­seiller com­mu­nau­taire (Chartres Métro­pole), à celui de con­seiller général, en pas­sant par une évo­ca­tion des pou­voirs de prési­dent d’un office HLM, avec cette adresse en forme d’avertissement de François Huwart (égale­ment prési­dent de l’office HLM de Nogent-le-Rotrou) : « les élus se doivent d’être irréprochables dans leurs rela­tion avec l’argent et les finances ».

Source : La gauche dom­i­nante en état de marche…, Christophe Ancelin, L’Aigu­il­lon (2006), Pétales de Vent.


Auteur/autrice : Lafontanelle

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