Les définitions nécessaires du coléoptère (6)

Les définitions nécessaires du coléoptère

Quand on a gran­di au milieu de slo­gans tels que reli­gions, élec­tions, pièges à cons, il est inter­dit d’in­ter­dire ou CRS, SS, on en garde for­cé­ment des séquelles…

Les définitions nécessaires

Au com­mence­ment, notre Vénéré Daron goupil­la la Terre et les Cieux.

À l’époque, la Terre, qui se bague­nau­dait tris­te­ment dans les Ténèbres, épou­sait pas encore c’te belle ron­deur qui, par la suite, créa tant d’emmouscaillures à c’te pau­vre Galilée, l’in­ven­teur de l’étourdissement.

Non, la Terre pre­nait plutôt la forme d’un bigou­di chan­tourné plein de précipices à pas met­tre un nougat l’un devant l’autre, surtout que la lance­quine débor­dait partout, et qu’on aurait pataugé dans la bouil­lasse jusqu’à l’en­lise­ment complet.

Notre Vénéré Daron se bon­nit à sa Grandeur :
 — Bigre, on y voit que dale, ici­go ! C’est pas mar­rant. J’te vas clo­quer une cale­bombe au-dessus de ma créa­tion pour éclair­er tout ça. Que le grand Lumignon soit !

Et le grand Lumignon fût.

Ain­si, notre Vénéré Daron don­na au Lumignon le blaze de jour­dé, aux Ténèbres le blaze de noille. Ain­si il y eut le borgnon et le mataguin, et ce fut la pre­mière journaille.”

Source : Le Livre des Darons Sacrés ou la Bible en Argot, Pierre Devaux, Aux Quais de Paris (1965), pré­face de Jean Cocteau.


Auteur/autrice : Lafontanelle

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