Citoyens sans frontières…

Moi aus­si j’aimerais leur dire, vous êtes ici chez vous parce que nous sommes tous frères, ceux que la mis­ère a poussé loin de chez eux.

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Les Nouvelles Vénitiennes (10) : Hauts les masques !

La tra­di­tion du Car­naval de Venise, au mois de févri­er, n’est dev­enue qu’une opéra­tion com­mer­cia­lo-touris­tique, un rien vul­gaire-chic. L’idée de se cos­tumer et de se déguis­er en prenant la pause Plaz­za San Mar­co avec un zeste de brouil­lard, voire avec de la neige si vous avez un peu de chance, est certes pass­able­ment pho­togénique. Elle per­met par ailleurs d’en­tamer la sai­son touris­tique à un moment de creux pour les autres cités européennes con­cur­rentes de renom comme Paris, Vienne, Prague ou Lon­dres.

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Des “droits et devoirs” de chacun : le droit de vote et d’éligibilité en prison

Lors de l’in­stal­la­tion du comité d’ori­en­ta­tion restreint sur la loi péni­ten­ti­aire, le 11 juil­let dernier, Rachi­da Dati, garde des Sceaux, min­istre de la Jus­tice, atti­rait notam­ment l’at­ten­tion, dans son dis­cours, sur la thé­ma­tique des “droits et devoirs des per­son­nes détenues”. Plus pré­cisé­ment, elle souhaitait voir le comité s’at­tach­er à “traduire les recom­man­da­tions européennes et […] acter dans la loi des pra­tiques quo­ti­di­en­nement appliquées”.

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Il y a 121 ans.…

1er mai 1886. À l’o­rig­ine de la Journée de 8 heures et de la Fête du Tra­vail.

Le 1er mai 1886, la pres­sion syn­di­cale per­met à env­i­ron 200.000 tra­vailleurs améri­cains d’obtenir la journée de huit heures. Le sou­venir de cette journée amène les Européens, quelques années plus tard à instituer la Fête du Tra­vail.

Une reven­di­ca­tion nationale

1er Mai 1886 (Grandjouan)

Au cours du IVe con­grès de l’Amer­i­can Fed­er­a­tion of Labor, en 1884, les prin­ci­paux syn­di­cats ouvri­ers des États-Unis s’é­taient don­né deux ans pour impos­er aux patrons une lim­i­ta­tion de la journée de tra­vail à huit heures. Ils avaient choisi de débuter leur action un 1er mai parce que beau­coup d’en­tre­pris­es améri­caines enta­maient ce jour-là leur année compt­able.

Arrive le 1er mai 1886. Beau­coup de tra­vailleurs obti­en­nent immé­di­ate­ment sat­is­fac­tion de leur employeur. Mais d’autres, moins chanceux, au nom­bre d’en­v­i­ron 340.000, doivent faire grève pour forcer leur employeur à céder.

Le 3 mai, une man­i­fes­ta­tion fait trois morts par­mi les grévistes de la société McCormick Har­vester, à Chica­go. Une marche de protes­ta­tion a lieu le lende­main et dans la soirée, tan­dis que la man­i­fes­ta­tion se dis­perse à Hay­mar­ket Square, il ne reste plus que 200 man­i­fes­tants face à autant de policiers. C’est alors qu’une bombe explose devant les forces de l’or­dre. Elle fait une quin­zaine de morts dans les rangs de la police.

Haymarket Square, 3 Mai 1886

Trois syn­di­cal­istes anar­chistes sont jugés et con­damnés à la prison à per­pé­tu­ité. Cinq autres sont pen­dus le 11 novem­bre 1886 mal­gré des preuves incer­taines. (…)”

Lire l’in­té­gral­ité de l’ar­ti­cle de Joseph Savès sur Hérodote.net

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Collé aux ptères mais pas scotché

Et voilà… Une année de passée, un pro­jet de fini… Déjà un autre en tête, tou­jours en quête de sens, en recherche de morale, d’éthique, en pause…

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Soutenons la domination du monde !

Denis Robert est écrivain. Il a été jour­nal­iste à Libéra­tion pen­dant douze ans. Il est l’au­teur de deux essais sur Clearstream (“Révéla­tion$” et “La boîte noire” aux édi­tions Les Arènes), ain­si que de deux doc­u­men­taires réal­isés avec Pas­cal Lorent dif­fusés sur CANAL+. Ses accu­sa­tions sur l’opac­ité de Clearstream lui ont valu de nom­breuses pour­suites. Fin jan­vi­er 2006, Denis Robert a à nou­veau été inculpé par la jus­tice lux­em­bour­geoise pour injure, calom­nie et diffama­tion. Cette “incul­pa­tion de trop” est la rai­son de cette péti­tion de sou­tien.

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Le triste anniversaire des Bétancourt

BétancourtRenard2A, grand reporter de la blo­gosphère et d’ailleurs, est allé pour vous pos­er trois ques­tions à Mar­lène Mary, mem­bre fon­da­trice de la fédéra­tion inter­na­tionale des comités Bétan­court.

  • Quel bilan tirez-vous des 4 man­i­fes­ta­tions nationales organ­isées pour le 5ème anniver­saire de la déten­tion d’In­grid Bétan­court ?

Plus de 40 man­i­fes­ta­tions étaient organ­isés en France et en Europe autour du 23 févri­er pour le 5ème anniver­saire de la cap­tiv­ité d’In­grid Bétan­court et de Clara Rojas. Mais effec­tive­ment les soirées de sou­tien du type de celle de Pradet étaient peu nom­breuses car elles sol­lici­tent une organ­i­sa­tion et des moyens sou­vent con­séquents.

Pour ma part, je con­sid­ère que les man­i­fes­ta­tions ont un sens lorsqu’elles sont médi­atisées en France mais aus­si en Colom­bie ; elles ont ain­si rap­pelé que l’en­lève­ment d’In­grid fut le révéla­teur de la sit­u­a­tion scan­daleuse de mil­liers d’autres otages dont cer­taines familles étaient d’ailleurs réu­nis à Bogo­ta le 23 févri­er tan­dis que nous mêmes nous nous réu­nis­sions aux 4 coins de France et d’Eu­rope.

Le bilan est cor­rect sur le plan de la médi­ati­sa­tion mais l’ob­jec­tif de peser sur les par­ties en vue d’un accord human­i­taire reste inat­teint.

  • Pensez-vous que vous serez oblig­ée d’or­gan­is­er une 6ème édi­tion ? Etes-vous plutôt opti­miste ou pes­simiste quant à ses chances de libéra­tion et à quel terme voyez-vous la pos­si­bil­ité qu’elle recou­vre la Lib­erté ?

Je ne lis pas dans l’avenir… Je ne suis ni opti­miste ni pes­simiste. Engagée depuis 2002 dans le mou­ve­ment de sou­tien à Ingrid et aux otages colom­bi­ens, j’ai assisté à tous les espoirs et à tous les désen­chante­ments. Ce cap des 5 ans pèse effec­tive­ment sur le moral ; mais je songe dans le même temps à d’autres otages qui en 2007 con­naitront leur 10ème année de cap­tiv­ité. Le Prési­dent Uribe entr­erait dans l’His­toire avec un grand H s’il con­sen­tait à appuy­er les démarch­es diplo­ma­tiques pour s’asseoir à la table des négo­ci­a­tions avec ceux qu’ils con­sid­èrent comme des ter­ror­istes qui sont un groupe armé de plus de 15 000 guérilleros au sein d’un con­flit interne vieux de plus de 40 ans.

Si le prési­dent Uribe fait cette démarche alors beau­coup de choses sem­blent pos­si­bles. S’il main­tient sa posi­tion ” on ne négo­cie pas avec des ter­ror­istes”, Ingrid et les autres otages res­teront en cap­tiv­ité, je le crains. S’il choisit une stratégie d’at­taque mil­i­taire, nous savons quel drame cela pour­rait entrain­er en terme de pertes de vie humaines tant du côté des otages, que des sol­dats colom­bi­ens ou des guer­rilleros.

  • Quelles sont les futures actions que vous pré­parez pour pour­suiv­re votre com­bat ? Que peut-on faire pour vous aider con­crète­ment ?

Vous trou­verez sur dif­férents sites se rap­por­tant à Ingrid la descrip­tion des actions envis­agées, le site le plus com­plet est www.betancourt.info.

Dans les jours à venir l’ac­tion la plus sig­ni­fica­tive de mon point de vue est celle d’Her­manville-sur-Mer le 4 mars : Venez nom­breux et soyez 3000 et plus à venir écrire en let­tres humaines le mot « PAZ » (paix), à l’aide de cas­quettes – aux couleurs du dra­peau colom­bi­en — qui vous seront offertes sur la plage d’Hermanville-sur-Mer. Des pho­tos seront pris­es par ULM et envoyé en Colom­bie.

L’aide peut être apportée en par­tic­i­pants à ces actions mais égale­ment en par­tic­i­pant à la cam­pagne aeropostale300 qui per­met d’adress­er des mes­sages de sou­tien aux familles d’o­tages colom­bi­ens. Votre intérêt pour cette cause est déjà une aide.

Mar­lène Mary, mem­bre fon­da­trice de la fédéra­tion inter­na­tionale des comités Bétan­court.

Pro­pos recueil­lis par Gilbert Tharel